Économiser 200 $CAD par mois en transport à Montréal ne dépend pas d’une seule application miracle, mais de la création d’un écosystème de mobilité personnel et intelligent.
- Combinez le bon pass (STM, REM) avec des services à la demande (BIXI, Communauto) en fonction de votre profil de déplacement unique.
- Déjouez la tarification dynamique des VTC, exploitez les programmes de points comme Aeroplan et activez toutes les sources de cashback disponibles.
Recommandation : Commencez par auditer vos trajets d’une semaine et comparez les coûts réels avec les combinaisons stratégiques détaillées dans ce guide.
Pour l’usager montréalais, le portefeuille d’applications de transport ressemble souvent à un tiroir fourre-tout : Uber pour les urgences, Transit pour planifier, et peut-être BIXI pour une balade estivale. Chaque application est utilisée de manière isolée, répondant à un besoin ponctuel. Cette approche réactive, bien que pratique, vous fait perdre de l’argent chaque jour. Vous subissez les hausses de prix, ignorez les programmes de fidélité et passez à côté de gains de temps significatifs.
La plupart des guides se contentent de lister ces outils. Ils vous diront que le transport en commun est moins cher que l’auto, une évidence qui ne vous aide pas à optimiser vos dépenses au quotidien. Mais si la véritable clé n’était pas de choisir une application, mais de les orchestrer ? L’objectif n’est pas seulement d’aller d’un point A à un point B, mais de le faire en transformant vos applications en un écosystème de mobilité personnel. Un système où chaque service, chaque programme de points et chaque abonnement travaille de concert pour minimiser vos coûts et votre temps de trajet.
Cet article vous montrera comment passer du statut d’utilisateur passif à celui de gestionnaire avisé de votre mobilité. Nous allons décortiquer les mécanismes cachés de la tarification, explorer les synergies entre les services, et vous donner les stratégies concrètes pour construire un système qui vous fera économiser jusqu’à 200 $CAD par mois, tout en vous déplaçant plus intelligemment dans la métropole.
Pour vous guider dans la construction de votre propre stratégie de mobilité optimisée, cet article est structuré pour aborder chaque levier d’économie, des combinaisons d’applications aux programmes de points les plus rentables.
Sommaire : Comment créer votre écosystème d’apps de transport pour économiser à Montréal
- Transit, STM, BIXI ou Uber : quelle combinaison d’apps optimise VOS trajets spécifiques ?
- Pourquoi le même trajet en Uber coûte 12 $CAD à 7h et 28 $CAD à 8h15 ?
- Les 5 permissions dangereuses que vous accordez aux apps de transport sans le savoir
- Comment réduire votre temps de transport quotidien de 40 minutes en mixant 3 apps différentes ?
- Quelles apps de mobilité montréalaises vous remboursent jusqu’à 30% de vos dépenses de transport ?
- Les 4 zones où les cyclistes se perdent systématiquement dans les nouveaux réseaux de pistes montréalais
- Comment accumuler 200 000 points Aeroplan par an en vivant à Montréal sans être cadre ?
- Quels sont les nouveaux espaces urbains qui transforment Montréal et comment les intégrer à votre routine quotidienne ?
Transit, STM, BIXI ou Uber : quelle combinaison d’apps optimise VOS trajets spécifiques ?
La première erreur est de croire qu’il existe une solution unique. La combinaison la plus rentable dépend entièrement de votre profil : où vous vivez, où vous travaillez et la fréquence de vos déplacements. Pour un étudiant du Plateau, un pass mensuel STM couplé à un abonnement BIXI saisonnier est imbattable. Pour un professionnel en mode hybride, l’achat de carnets de 10 passages STM combiné à un abonnement Communauto pour les grosses courses offre une flexibilité maximale sans les coûts fixes d’une voiture. L’idée n’est pas de choisir une app, mais de bâtir la première couche de votre écosystème de mobilité.
L’application Transit est souvent perçue comme un simple planificateur. C’est une erreur. Son véritable pouvoir réside dans sa capacité à agréger les options en temps réel, vous permettant de faire de l’arbitrage tarifaire instantané. Avant de commander un Uber par réflexe, Transit vous montrera le temps d’attente du prochain bus, la disponibilité des BIXI à proximité et même le coût d’une course Eva, la coopérative québécoise souvent moins chère aux heures creuses. Savoir si BIXI est rentable n’est plus une question annuelle, mais une décision que vous pouvez prendre trajet par trajet.
Pour quantifier le potentiel, il suffit de regarder les coûts. Une analyse récente démontre que le coût par kilomètre en voiture individuelle oscille entre 0,50 $ et 0,60 $, alors que le transport en commun revient à environ 0,18 $/km et le vélo à un négligeable 0,01 $/km. Le tableau ci-dessous, basé sur les tarifs de 2024, illustre des combinaisons optimales selon différents profils d’utilisateurs montréalais.
| Profil | Combinaison recommandée | Coût mensuel estimé | Économie vs auto solo |
|---|---|---|---|
| Étudiant centre-ville | Pass STM + BIXI occasionnel | 100-115 $ | 400 $+ / mois |
| Télétravailleur hybride (2 j/sem) | 10 passages STM + Communauto | 80-120 $ | 350 $+ / mois |
| Famille banlieue | Pass Zone AB + BIXI famille | 160-200 $ | 500 $+ / mois |
En choisissant la bonne architecture de services, vous ne faites pas que des économies, vous créez un système résilient et adapté à la réalité de vos besoins quotidiens, une base essentielle avant d’explorer les optimisations plus avancées.
Pourquoi le même trajet en Uber coûte 12 $CAD à 7h et 28 $CAD à 8h15 ?
La réponse tient en deux mots : tarification dynamique. Ce mécanisme, aussi appelé « surge pricing », n’est pas un bug, mais le cœur du modèle économique des applications de VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) comme Uber et Lyft. Il ajuste les prix en temps réel en fonction de l’offre (nombre de chauffeurs disponibles) et de la demande (nombre d’utilisateurs qui commandent une course) dans une zone géographique précise. Un trajet du Plateau Mont-Royal vers le centre-ville peut ainsi doubler, voire tripler de prix en l’espace de quelques minutes entre 8h00 et 8h30, lorsque la demande explose.
Comprendre ce système est la première étape pour le déjouer. La tarification dynamique est prévisible. Elle est systématiquement activée durant les heures de pointe matinales (7h45-9h00) et de fin de journée (16h30-18h30), mais aussi lors d’événements majeurs (match au Centre Bell, festival à Jean-Drapeau) ou même lors de conditions météo difficiles (forte pluie, première neige). Le secret n’est pas de subir, mais d’anticiper.
Visualiser le trafic comme une carte thermique aide à comprendre que certaines zones deviennent des « points chauds » tarifaires à des moments précis. Plutôt que de commander votre course au cœur de la zone rouge, une marche de 5 à 10 minutes peut vous faire sortir de la zone de « surge » et réduire le coût de 30 à 50%. C’est l’un des « hacks » les plus simples et les plus efficaces pour reprendre le contrôle sur vos dépenses de VTC. La flexibilité est votre meilleur atout contre les algorithmes.
Votre plan d’action pour déjouer la tarification dynamique
- Planifiez vos courses VTC avec une marge : Anticipez et commandez 15 minutes avant ou après les pics d’heures de pointe (évitez 7h45-9h et 16h30-18h30).
- Fixez le prix pour les trajets clés : Utilisez la fonction « Planifier une course » d’Uber pour les déplacements importants comme vers l’aéroport YUL. Le prix est fixé à l’avance, peu importe la demande au moment du départ.
- Évaluez les alternatives fixes : Pour l’aéroport, n’oubliez pas que la navette 747 coûte 11 $CAD, quel que soit le trafic ou l’heure de la journée, une option souvent plus économique.
- Comparez activement les plateformes : Avant chaque course, utilisez une app comme Transit pour comparer en temps réel les prix entre Uber, Lyft et la coopérative locale Eva.
- Sortez de la zone rouge : Pour les grands événements (festivals, Centre Bell), marchez 5 à 10 minutes à l’écart du lieu avant de commander. Cette simple action peut réduire drastiquement le « surge pricing ».
Maîtriser la tarification dynamique, c’est passer d’une dépense subie à une dépense contrôlée, un levier fondamental pour atteindre votre objectif d’économies mensuelles.
Les 5 permissions dangereuses que vous accordez aux apps de transport sans le savoir
En cliquant sur « Accepter » sans lire, vous donnez bien plus qu’un simple accès à votre localisation. Les applications de transport, en particulier celles des multinationales, peuvent collecter un volume de données personnelles considérable : historique complet de vos déplacements, heures de trajet, lieux favoris (domicile, travail), contacts, et même des informations sur la batterie de votre téléphone. Ces données servent à optimiser le service, mais aussi à des fins de profilage et de marketing ciblé. Vous devenez un produit avant d’être un usager.
Heureusement, au Québec, la Loi 25 est venue renforcer la protection des citoyens. Cette législation majeure oblige les entreprises à être transparentes sur la collecte et l’utilisation de vos données. Comme le souligne la Commission d’accès à l’information du Québec, le régulateur provincial, un consentement explicite est désormais requis pour le profilage. Dans son document de référence sur la loi, la Commission précise :
La Loi 25 du Québec oblige désormais les entreprises à obtenir un consentement explicite pour l’utilisation de technologies de géolocalisation et de profilage, avec des amendes pouvant atteindre 25 millions de dollars ou 4% du chiffre d’affaires mondial en cas de non-conformité.
– Commission d’accès à l’information du Québec, Loi modernisant les dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels
Cette loi vous redonne le pouvoir. Vous avez le droit de savoir quelles données sont collectées, de demander leur suppression et même leur portabilité. Les coopératives locales comme Communauto ont souvent des politiques de confidentialité plus restrictives, limitant l’usage des données à la pure optimisation du service, contrairement à certaines multinationales. Depuis septembre 2024, il est de votre droit de contacter le « Responsable de la protection des renseignements personnels » de chaque entreprise pour exercer ce contrôle. Votre « souveraineté des données » n’est plus une option, mais un droit à faire valoir.
Les 5 permissions les plus critiques à surveiller sont :
- La localisation « Toujours autoriser » : Permet à l’application de vous suivre même quand vous ne l’utilisez pas. Préférez « Seulement si l’app est active ».
- L’accès aux contacts : Souvent demandé pour « partager un trajet », mais donne accès à tout votre carnet d’adresses.
- L’identifiant publicitaire : Permet de vous cibler avec des publicités sur d’autres plateformes.
- Le micro et l’appareil photo : Parfois requis pour des raisons de sécurité, mais potentiellement intrusifs.
- L’activité physique : Permet de déduire si vous marchez, courez ou êtes en voiture, affinant encore votre profil.
Prendre 5 minutes pour réviser ces permissions dans les réglages de votre téléphone est un geste simple pour protéger votre vie privée sans sacrifier la fonctionnalité des applications.
Comment réduire votre temps de transport quotidien de 40 minutes en mixant 3 apps différentes ?
L’économie ne se mesure pas qu’en dollars, mais aussi en minutes. À Montréal, où les chantiers et la congestion sont une réalité, la vitesse ne vient pas d’un seul mode de transport, mais de leur combinaison intelligente. L’idée de la multi-modalité optimisée est de décomposer votre trajet en segments et d’utiliser l’outil le plus efficace pour chaque partie. C’est ici que votre écosystème personnel prend tout son sens, en orchestrant plusieurs services pour un seul déplacement.
Prenons un exemple concret : un trajet de Brossard au centre-ville pour une réunion. Au lieu de prendre votre voiture et de subir 60 minutes de trafic, la stratégie multi-modale ressemble à ceci : 1) Voiture jusqu’à la station REM (10 min), 2) REM jusqu’à la Gare Centrale (18 min), 3) BIXI de la Gare Centrale au bureau de la réunion (5 min). Total : 33 minutes. Vous venez de gagner près de 30 minutes. Ce scénario n’est possible qu’en utilisant l’app du REM pour les horaires, l’app BIXI pour vérifier la disponibilité d’un vélo à l’arrivée, et potentiellement une app de stationnement pour votre voiture à la station de départ.
Le REM a changé la donne en matière de gain de temps. Selon les données officielles, le REM transporte plus d’1 million de passagers mensuellement et a radicalement réduit les temps de parcours sur certains axes, notamment entre l’aéroport et le centre-ville. Mais son potentiel est décuplé lorsqu’il est vu non pas comme une solution unique, mais comme la colonne vertébrale de trajets multi-modaux. Le vrai gain ne vient pas de prendre le REM, mais de la manière dont vous vous connectez à lui, en amont et en aval.
L’application Transit excelle dans ce domaine en proposant nativement des trajets combinant BIXI et métro, ou bus et REM. Elle vous permet de visualiser l’ensemble du parcours, incluant les temps de marche, et de prendre la décision la plus rapide en temps réel. En adoptant cette mentalité, vous ne choisissez plus « métro OU BIXI », vous pensez « métro ET BIXI » pour créer le trajet le plus performant possible.
Quelles apps de mobilité montréalaises vous remboursent jusqu’à 30% de vos dépenses de transport ?
Après avoir optimisé vos coûts et votre temps, le troisième niveau de l’optimisation est le cashback et le remboursement. Il ne s’agit plus de dépenser moins, mais de récupérer une partie de ce que vous avez déjà dépensé. Cette stratégie repose sur l’activation et le cumul de plusieurs programmes souvent méconnus qui, mis bout à bout, peuvent représenter des économies substantielles.
La première couche est votre carte de crédit. Certaines cartes, comme l’American Express Cobalt très populaire au Canada, offrent des multiplicateurs de points sur les catégories « transport ». Payer votre pass OPUS, vos courses Uber ou vos trajets BIXI avec une telle carte peut vous rapporter jusqu’à 5% de remise en points. C’est de l’argent que vous laissez sur la table si vous utilisez une carte standard sans avantages.
La deuxième couche concerne les partenariats entre services. Communauto, par exemple, offre des rabais significatifs aux abonnés OPUS via son programme « OPUS & Cie ». De même, BIXI propose régulièrement des programmes de parrainage qui vous offrent un mois gratuit pour chaque nouvel abonné que vous recrutez. Ces offres, combinées, créent des synergies financières directes au sein de votre écosystème de mobilité.
Enfin, le remboursement par l’employeur est un levier puissant mais sous-utilisé. De nombreuses entreprises montréalaises, soucieuses de leur bilan carbone et du bien-être de leurs employés, proposent de rembourser une partie du pass de transport en commun. Une enquête de 2024 révèle qu’environ 10% des travailleurs montréalais bénéficient d’un tel programme, représentant une économie moyenne de 50 $ par mois. Il est crucial de vous renseigner auprès de votre département des ressources humaines.
Plan d’action pour maximiser votre cashback transport
- Audit de votre portefeuille : Vérifiez si votre carte de crédit actuelle offre des remises sur le transport. Sinon, magasinez une carte avec des multiplicateurs sur cette catégorie (ex: Amex Cobalt, Scotia Momentum).
- Activation des partenariats : Si vous êtes abonné à Communauto et OPUS, assurez-vous que le rabais « OPUS & Cie » est bien activé sur votre compte.
- Chasse aux parrainages : Gardez l’œil sur les programmes de parrainage BIXI au début de la saison et partagez votre code avec vos proches pour obtenir des mois gratuits.
- Négociation avec l’employeur : Prenez rendez-vous avec vos RH pour savoir si un programme de remboursement de pass ARTM existe. S’il n’y en a pas, proposez l’idée en mettant en avant les avantages pour l’entreprise.
- Réclamation systématique : En cas de retard majeur du métro ou de vélo BIXI défectueux, prenez l’habitude de contacter le service client pour demander un crédit ou un trajet gratuit. Chaque dollar compte.
En superposant ces différentes strates de remboursement, vous transformez chaque dépense de transport en une opportunité d’économie, vous rapprochant ainsi de l’objectif de 200 $CAD par mois.
Les 4 zones où les cyclistes se perdent systématiquement dans les nouveaux réseaux de pistes montréalais
Le Réseau Express Vélo (REV) a été une révolution pour les cyclistes montréalais, mais son expansion rapide a aussi créé de nouveaux points de confusion. Malgré un investissement de 30 millions de dollars en 2024 pour améliorer le réseau, certaines intersections restent de véritables casse-têtes, même pour les cyclistes aguerris. Connaître ces « points noirs » est essentiel pour ne pas transformer un trajet rapide en une perte de temps frustrante.
Une analyse des retours d’utilisateurs met en lumière quatre zones particulièrement problématiques :
- La jonction REV Saint-Denis / Viaduc Rosemont : La signalisation post-travaux est souvent incomplète ou contre-intuitive, créant une confusion sur la priorité et la direction à prendre pour traverser le viaduc en toute sécurité.
- Le REV Peel au centre-ville : Le conflit constant avec les voies réservées aux bus et les nombreuses entrées de stationnements souterrains rend ce tronçon dangereux et difficile à naviguer aux heures de pointe.
- L’intersection Berri / Maisonneuve : Historiquement l’une des plus achalandées, son aménagement reste complexe. La cohabitation de plusieurs axes cyclables majeurs, des feux pour cyclistes et de la circulation automobile dense demande une vigilance extrême.
- La connexion REV / Piste du Canal Lachine : La transition entre le REV et la piste emblématique du canal manque de fluidité et de signalisation claire, forçant souvent les cyclistes à des arrêts brusques ou à des manœuvres imprévues.
Face à ces défis, la technologie devient votre meilleure alliée. Toutes les applications GPS ne se valent pas pour naviguer sur le réseau cyclable montréalais, en particulier avec les mises à jour constantes du REV.
| Application | Mise à jour REV | Précision des pistes | Alternatives proposées |
|---|---|---|---|
| Google Maps | Variable (1-3 mois) | 70% | Limitées |
| Komoot | Mensuelle | 85% | Excellentes |
| Apple Maps | Trimestrielle | 60% | Basiques |
| Transit App | Temps réel | 90% | Multimodales |
Le tableau montre clairement que pour le vélo à Montréal, Transit App se distingue par sa réactivité. Grâce à son intégration des données ouvertes de la Ville, elle reflète les nouveaux tronçons et les fermetures quasi instantanément. Pour des trajets plus longs ou planifiés, Komoot est une excellente alternative, offrant des itinéraires détaillés et souvent plus agréables, loin des grands axes.
Comment accumuler 200 000 points Aeroplan par an en vivant à Montréal sans être cadre ?
Le « hacking de points » n’est pas réservé aux grands voyageurs. C’est une stratégie accessible qui consiste à intégrer vos dépenses quotidiennes, notamment le transport, dans un programme de fidélité majeur comme Aeroplan. Atteindre 200 000 points par an, soit assez pour deux billets aller-retour en Europe, est tout à fait réaliste en transformant votre routine de mobilité en une machine à accumuler des points.
La clé est la superposition des offres partenaires d’Aeroplan, qui sont particulièrement nombreux à Montréal. Le principe est simple : chaque dollar dépensé chez un partenaire vous rapporte des points. En planifiant intelligemment vos déplacements et vos achats, vous pouvez multiplier les accumulations sans dépenser un sou de plus. Le point de départ est de lier vos comptes. Associer votre compte Aeroplan à votre compte Uber est un geste simple qui vous rapporte 1 point par dollar dépensé sur toutes vos courses. Pour un utilisateur régulier, cela représente facilement 2 000 points par an, sans effort.
L’étape suivante est d’utiliser une carte de crédit co-marquée Aeroplan pour payer toutes vos dépenses de transport : votre pass STM, vos trajets BIXI, vos locations Communauto. Non seulement vous accumulez des points via les dépenses, mais ces cartes offrent souvent des assurances et des avantages supplémentaires. La véritable accélération vient lorsque vous combinez ces dépenses de mobilité avec vos achats courants chez les partenaires stratégiques d’Aeroplan situés sur les grands axes de transport. Faites-vous vos courses chez Metro en sortant du métro ? Utilisez votre carte Aeroplan et profitez des promotions « 10x les points ». Un café chez Starbucks avant de prendre le bus ? Payez avec l’app Starbucks liée à votre compte Aeroplan. Chaque transaction devient une micro-accumulation.
Voici une stratégie de base pour maximiser vos points via la mobilité :
- Liez votre compte Aeroplan à Uber : C’est la base. 1 point par dollar, plus des bonus sur les courses vers l’aéroport.
- Payez tous les transports avec une carte Aeroplan : Pass STM/ARTM, BIXI, Communauto, etc. Cela double l’accumulation (points de la carte + points du partenaire si applicable).
- Optimisez vos courses : Faites vos achats courants (épicerie, SAQ) chez les partenaires Aeroplan (Metro, IGA) situés sur vos lignes de transport habituelles.
- Utilisez les points pour la mobilité : Ne pensez pas qu’aux vols. Utilisez vos points pour louer une voiture via Avis pour une escapade le week-end, préservant ainsi votre budget.
- Guettez les promotions : Metro, la SAQ et d’autres partenaires lancent régulièrement des offres de multiplication de points (5x, 10x, 20x). Planifiez vos plus grosses dépenses durant ces périodes.
À retenir
- Votre rentabilité en transport ne vient pas d’une app, mais d’un écosystème intelligent combinant pass, services à la demande et programmes de fidélité.
- La tarification dynamique et les permissions de données sont des mécanismes que vous pouvez comprendre et contrôler à votre avantage grâce à la Loi 25.
- L’optimisation ultime combine des économies de coûts, des gains de temps via la multi-modalité et des remboursements via le cashback et les points.
Quels sont les nouveaux espaces urbains qui transforment Montréal et comment les intégrer à votre routine quotidienne ?
Votre écosystème de mobilité n’est pas statique ; il doit évoluer avec la ville elle-même. Montréal est en pleine transformation, avec l’émergence de nouveaux espaces piétons et d’aménagements qui redéfinissent la manière de se déplacer. Intégrer ces nouveaux lieux à votre routine n’est pas seulement une question de loisir, c’est une stratégie d’optimisation, car ces zones sont souvent conçues pour privilégier les modes de transport actifs et collectifs, les rendant plus rapides et moins chers que la voiture.
Trois exemples récents illustrent parfaitement cette tendance. La rue Wellington à Verdun, devenue piétonne l’été, est facilement accessible par la station de métro De l’Église et une forte densité de stations BIXI. S’y rendre en voiture est un cauchemar logistique, alors que la combinaison métro + marche ou BIXI est d’une efficacité redoutable. De même, l’Esplanade Tranquille au cœur du Quartier des spectacles, directement sur la ligne verte, est devenue un point de connexion majeur. Enfin, la piétonnisation estivale de l’avenue du Mont-Royal a démontré que le BIXI y est souvent plus rapide que n’importe quel autre véhicule motorisé.
Ces aménagements ne sont pas anecdotiques. Ils ont un impact direct sur la mobilité et l’économie locale, avec une augmentation de l’achalandage commercial de 15 à 30%. Pour l’usager, cela signifie que planifier une sortie ou une course dans ces zones en utilisant les transports actifs est à la fois plus agréable, plus rapide et plus économique. L’utilisation du vélo en libre-service a explosé dans ces corridors. Les données officielles de BIXI montrent un record de 13 millions de trajets en 2024, avec une hausse de 31% de l’utilisation concentrée justement dans et autour de ces nouveaux espaces piétons.
Adapter votre écosystème signifie revoir vos itinéraires habituels. Peut-être qu’un trajet qui passait auparavant par une grande artère est désormais plus rapide en coupant par une nouvelle rue piétonne avec une station BIXI à chaque bout. Peut-être que votre rendez-vous peut se tenir dans un café sur l’Esplanade Tranquille, facilement accessible pour tous en métro. Rester à l’affût des transformations urbaines de Montréal est la dernière brique pour construire un système de mobilité véritablement intelligent et résilient.
Commencez dès aujourd’hui à auditer vos déplacements. Appliquez ces stratégies pour construire votre propre écosystème de mobilité, et transformez une dépense subie en un système optimisé qui travaille pour vous, vous rapprochant chaque jour de ces 200 $CAD d’économies mensuelles.
Questions fréquentes sur les applications de transport à Montréal
Quelles données les apps de transport collectent-elles réellement?
Elles collectent principalement votre localisation en temps réel et votre historique de déplacements, vos informations de paiement, et parfois vos contacts si vous autorisez cette permission. Ces informations sont utilisées pour créer un profil détaillé de vos habitudes afin d’optimiser le service et, dans certains cas, pour du marketing ciblé.
Puis-je utiliser ces apps sans partager ma localisation constante?
Oui, absolument. Dans les réglages de votre téléphone, vous pouvez choisir d’autoriser la localisation « uniquement pendant l’utilisation de l’app ». C’est le réglage recommandé pour un bon équilibre entre fonctionnalité et protection de la vie privée. Certaines alertes en temps réel peuvent cependant nécessiter un accès en arrière-plan.
Comment exercer mes droits selon la Loi 25?
Pour exercer vos droits d’accès, de rectification, de portabilité ou de suppression de vos données, vous devez contacter le « Responsable de la protection des renseignements personnels » de l’entreprise concernée. Ses coordonnées doivent être clairement indiquées dans la politique de confidentialité de l’application.